Porté par une offre diversifiée de produits et services que propose une douzaine d’établissements bancaires publics et privés et soutenu par une demande réelle qui ne cesse d’augmenter, le marché des produits bancaires islamiques,, lancé il y a trois ans, enregistre un fort taux de croissance.
C’est du moins ce qui ressort des données récentes de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF). Selon cette organisation, les dépôts bancaires totalisent « un peu plus de 700 milliards (mds) de DA » collectés par quelques 600 points de vente, entre agences dédiées et fenêtres islamiques au niveau des agences classiques réparties au niveau du territoire national. « Cela porte à plus de 4% la part des dépôts bancaires islamiques dans les ressources globales collectées par les banques de la place, contre un peu plus de 1% il y a cinq ans », a indiqué à l’APS Sofiane Mazari, président du Comité finance islamique à l’ABEF. Selon le même responsable, qui souligne « la réelle volonté politique à promouvoir la finance islamique », ce résultat est très intéressant et encourageant pour l’ensemble des banques vue la croissance de la collecte des ressources, les financements mais aussi la panoplie de produits bancaires conformes à la Charia et qui ne cesse de s’étoffer. A fin août 2022, les dépôts bancaires islamiques avaient totalisé 500 mds de Da, les financements 400 mds de Da, alors que le nombre de fenêtres islamiques au niveau des banques avaient atteint les 469, d’après un précédent bilan communiqué par la Banque d’Algérie. Il faut préciser que douze (12) banques proposent actuellement ce type de produits bancaires.
