Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, prendra part, ce mercredi, à Vienne, aux travaux de la 33ème réunion ministérielle OPEP – Non OPEP (Opep +), qui examinera la situation du marché pétrolier international et ses perspectives d’évolution à court terme.
Cette réunion, indique un communiqué du ministère de l’Energie, se tiendra au siège de l’Opep pour la première fois depuis mars 2020 et regroupera les 23 pays (13 pays de l’Opep et 10 pays non-OPEP) signataires de la Déclaration de Coopération.
Selon plusieurs sources, l’OPEP+ envisage de réduire sa production de pétrole de plus d’un million de barils par jour. Il est même possible que les participants à cette réunion décident d’opérer une coupe plus conséquente dans leur production.
Une réduction plus importante que prévue ne ferait en réalité que refléter l’ampleur des inquiétudes du groupe de producteurs de brut concernant le ralentissement de l’économie mondiale. Une coupe d’un million de barils par jour serait déjà la plus importante depuis le début de la pandémie.
Le brut Brent a grimpé au-dessus de 125 dollars le baril au début de la guerre en Ukraine. Il a néanmoins chuté depuis, réduisant de beaucoup les bénéfices engrangés par l’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis et d’autres grands producteurs. Rien que depuis juin, les prix du pétrole ont baissé de près de 30%.
A noter que les consultations entre les membres de Opep + seront précédées par les travaux de la 45e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC). Celle-ci aura à évaluer, sur la base du rapport établi par le Comité technique conjoint de suivi (JTC), la situation du marché pétrolier international et ses perspectives d’évolution ainsi que le respect des niveaux de la production des pays participants à la Déclaration de Coopération pour le mois d’août 2022.
Le JMMC est composé de pays membres de l’Opep, à savoir : l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Irak, le Koweït, le Nigeria et le Venezuela, ainsi que deux pays non membres de l’organisation, en l’occurrence, la Russie et le Kazakhstan.
Z.Z.
