Des téléphones de plusieurs policiers et magistrats belges présentaient des traces d’un logiciel espion techniquement avancé, a rapporté, jeudi, la Radio-télévision de la communauté française (RTBF), soulignant que la piste menant vers le Maroc, qui a déjà largement utilisé le logiciel espion Pegasus, est évoquée. Selon le média bruxellois qui précise avoir recoupé cette information auprès de plusieurs sources au cours de ces derniers mois, « plusieurs téléphones de procureurs, de juges d’instruction, de policiers ou encore de membres du personnel de justice ont été confiés aux policiers fédéraux de la Computer Crime Unit (FCCU), spécialisés dans les formes complexes de cybercriminalité, pour les soumettre à des analyses poussées et répétées ». La même source a indiqué que selon les premiers éléments transmis aux personnes concernées, toutes les analyses laissent supposer l’infection des téléphones par un logiciel espion.
